19 février 2009 | Moteurs de recherche
La suprématie de Google
AT Internet Institute (anciennement Xiti Monitor) publie tous les mois un baromètre permettant de suivre l’évolution des parts de marché des principaux moteurs de recherche.
Voici les parts de visites des 5 premiers moteurs et le Top 10 des moteurs de recherche pour Janvier 2009.
L’étude est réalisée sur la période du 01 au 31 Janvier 2009, à partir des statistiques de trafic d’environ de 97 000 sites web francophones.

Comme vous pouvez le constater, Google confirme sa suprématie, avec 91,23% des parts de marché (basées sur les visites générées par les moteurs de recherche). A noter que Google comptait déjà 90% des parts de visites en Avril 2008.
Viennent ensuite dans l’ordre : Yahoo (2.43% des parts de visites), Live Search (2.29%), AOL (1.39%) et Orange (1.01%).
Les autres moteurs de recherche se partagent le pourcentage restant. Ce qui représente 1.65% des visites réalisées via les moteurs.

En ce mois de Janvier 2009, la hiérarchie du Top 5 des moteurs de recherche est maintenu par rapport à la fin de l’année 2008 : la stabilité est au rendez-vous.
En effet, les parts de marché des moteurs restent fixes pour Google (91.22% en Décembre 2008 à 91.23% en Janvier 2009), Yahoo (2.44% à 2.43%), AOL (1.40% à 1.39%) et Orange (1% à 1.01%). Google représente toujours plus de 9 visites sur 10.
Seul Live Search continue de progresser et confirme sa troisième place, en passant de 2.17% à 2.29% des visites.
Pour suivre l’actualité des parts de marché mois après mois, n’hésitez pas à consultez le baromètre des moteurs sur AT Internet Institute.
Google est le moteur de recherche incontournable en matière de référencement. De plus, selon les sites, la recherche par un moteur représente une bonne partie des visites sur un site (face aux accès directs ou depuis un autre site).
Le moteur le plus connu amène donc à lui seul un nombre important de visiteurs sur un site. Cependant, que se passe-t-il lorsque le moteur numéro 1 bug au niveau mondial ?
Tel a été le cas le samedi 31 Janvier 2009 : Google éternue et le web s’enrhume…
Rappel des faits : 15h30 (heure de Paris), un dysfonctionnement inhabituel classe l’ensemble des sites web du monde entier comme « dangereux ».
Pendant près de 50 minutes, le moteur de recherche affiche la phrase d’avertissement « Ce site risque d’endommager votre ordinateur » à la suite de chaque résultat. Et ce quelle que soit l’expression recherchée et la version du moteur utilisée (Google.com, Google.fr, Google.it,…).
Si l’internaute clique tout de même sur un des liens pour consulter le site, il est redirigé vers une page d‘avertissement.
Cette page intermédiaire vous indique de nouveau le danger potentiel : « Attention, l’accès à ce site risque d’endommager votre ordinateur ». Impossible alors de consulter le site en question. Car uniquement deux choix sont possibles : « Accédez à la page précédente et sélectionnez un autre résultat » ou « Modifiez votre recherche pour trouver ce que vous cherchez ».
La seule solution est d’entrer manuellement l’url du site Internet dans le navigateur, ou d’effectuer sa recherche par l’intermédiaire d’un autre moteur.
L’origine de cette classification erronée de tous les résultats de recherche du moteur serait humaine. Il s’agirait d’une mauvaise manipulation qui aurait mis tous les sites Internet dans la liste des sites dangereux.
En effet, Google bloque l’accès aux sites de cette « liste noire » afin de protéger les internautes des logiciels malveillants. Les sites repérés comme dangereux sont indexés dans une base de données. Et lorsque l’on effectue une recherche, la requête passe par cette base de données. Ce qui permet d’afficher un message d’alerte le cas échéant.
Ce samedi 31 Janvier 2009, la quasi-totalité des sites de la planète ont été classés dans la liste des sites interdits et donc impossible d’y accéder pendant une heure via les résultats du moteur de recherche.
Quelles ont pu être les conséquences de ce bug : sur la fréquentation des sites, sur les pratiques des internautes, l’utilisation des autres moteurs de recherche ?
Ebauche de réponse basée sur les études menées par AT Internet Institute.
A priori, le bug de Google semble n’avoir engendré que des conséquences limitées, même s’il a touché tous les pays du monde. Cependant, on a pu constater une nette diminution du trafic d’un site web. Car 70% des recherches effectuées sur Internet au niveau mondial se font par l’intermédiaire de Google
Le bug du moteur de recherche aurait fait baisser les visites Google de 70% sur toute la période et de 90 % au plus fort du creux (vers 16h04). Une baisse du trafic web a également pu être notée : 21.3% sur la période complète et 29.3% de perte au plus fort du creux.
Pendant quelques minutes le trafic web a connu un pic après le rétablissement de la panne, puis revient à la normale dès 16h30.

Les visites perdues en provenance de Google se sont partagées comme telles :
- une faible part des internautes (30%) s’est tournée vers d’autres types d’accès
• 16.2% ont choisi un accès direct (saisie de l’url, favoris,…)
• 13.9% ont utilisé un autre moteur de recherche : 41.7% pour Yahoo, 24.7% pour Live Search et 13% pour Orange. A noter que Yahoo représente une réelle alternative à Google pour les internautes.
- 70% des accès Google n’ont pas été reportés : les internautes ont arrêté leurs recherches.

Pendant le bug, les accès via les recherches Google continuent. Cela s’explique par le fait que les liens sponsorisés soient encore accessibles et proposent donc un autre choix pour les internautes. De plus, dans quelques pays le moteur affiche les messages d’alerte, mais permet tout de même l’accès aux sites.
Ce bug général nous montre que l’utilisation de Google est bien ancrée dans les habitudes de navigation des utilisateurs. De plus, sans le moteur de recherche les internautes semblent perdus. Le réflexe Google est tellement naturel, qu’une grande majorité des internautes ne sait plus surfer autrement.
Autre constat : la panne illustre bien la supériorité du moteur de recherche face à ses concurrents.
Source : At Internet Institute : www.atinternet-institute.com








